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Découverte - Les métiers disparus (suite)
Le rémouleur, plusieurs fois par an, venait aiguiser couteaux, ciseaux et les sécateurs pour les vendanges. Toute la matinée, il pédalait pour faire tourner sa meule. L’été, le marchand d’oignons de Lézignan arrivait avec sa marchandise. Il attirait la clientèle en criant : « A la ceba, a la ceba de Lézignan ! Los tres paquets, cinquanta francs. » (anciens !…) Début octobre, c’était le ramoneur qui venait faire sa tournée. Cette sorte de diable, noir de la tête aux pieds, le dos chargé d’un attirail inquiétant, parcourait les rues du village en criant à tous vents pour appeler les clients. Venait aussi le « pelharot ». Lui, ne vendait pas. Il achetait les chiffons, les peaux de lapins et les plumes de poules. Un grand sac sur le dos, il faisait le tour du village en criant : « Pelharot, pelharot, pels de lèbres, pels de lapins ! » Les enfants en avaient peur. On leur disait : « Si tu n’est pas sage, le pelharot te prendra dans son sac ». Et encore la matelassière qui venait de St Bauzille. Elle travaillait dans la remise d’un Pouzolais. Elle démontait les matelas usés. Peignait et démêlait la laine avec sa cardeuse et refaisait les matelas avec une toile neuve.
Tous ces métiers pittoresques donnaient des couleurs aux rues du village, du piment à la vie et incitaient à la convivialité. Nous sommes aujourd’hui bien loin de ce charme avec nos stations d’épuration, nos télévisions et nos hypermarchés. Mais ne ressuscitons surtout pas le passé. Il est quand même bien agréable de n’avoir qu’à appuyer sur un bouton pour faire la lessive, ou à s’asseoir devant son ordinateur pour communiquer jusqu’à Montréal ou Tokiò. Date de création : 23/05/2006 - 21:34 | Recherche
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